Au début des temps, il y a eu, l’icône angélique aux croyances tumeurs,
plombé dans l’ail depuis son plus jeune âge par des conneries qui lui
octroyaient le droit de ne profiter en rien de ce que son âge l’aurait
permis. Il n’était pas bien beau, un peu naïf, beaucoup trop d’ailleurs,
mais j’avais déjà dans l’idée qu’il fallait que j’en profite, que ce
temps là finirait du jour au lendemain par me manquer, et… Je ne me
trompe jamais.
Je m’étais déjà oublié depuis un moment, tentais, du moins, de le faire et je me retrouvais seule. Mais pas assez.
Puis un jour, ça me tombe dessus, l’oubli de moi-même au profit d’un
autre qui était l’opposé du candide et dont je ne voyais pas les veines
tentatives pour me rendre belle, comme dans ses yeux, et j’ai simplement
fini par me dégoûter de lui, comme s’il avait fini par s’imprégner de
mon visage en éponge, et que je regardais le grossier reflet de ce que
j’étais mais n’aimais. Je n’ai jamais été prête à partager ma solitude.
Peut être un an plus tard, je suis morte. Il y a eu ce lui, qui au fond
en adversaire, à su être la preuve que je pouvais être enterrée vivante
sans me confondre à la terre battue. J’ai été fondue dans sa chair,
forgée par les coups de ses côtes et c’est l’hémorragie qui a m’a
vaincue. J’avais eu le désire de n’être rien et à force de me persuader
que je n’existais pas, j’ai fini par devenir personne. Et sous son
corps, j’ai été toutes les filles inaccessibles, toutes celles qui ont
sûrement réussi à partir. Je me suis oubliée, j’ai du oublier de me
sauver.
Mais maintenant, j’essaie de me convaincre que tout… n’est pas si sale.
La chute en enfer n’a été rien.
Des hommes sans visage se sont succédés. De pathétiques vengeances à ma
mémoire défectueuse. Et j’ai collé le visage que j’ai en horreur sur
chaque face d’inconnus que je n’ai plus voulu connaître comme dans la
bible.
Mais je m’étais déjà mutée, passant d’enfant à femme déchue, en pseudo
icône d’inaccessibilité, dévoilant souvent malgré moi les trous déchirés
par lesquels quelques démons se sont immiscés cohabitant ensemble dans
mes instincts, dans mes intestins en remparts à toute illusion
amoureuse. Et vomir n’a jamais réussi à les en déloger.
Et pourtant, le visage n’est plus qu’un voile flou sur la bonté de
certains. Il n’a servi qu’à pervertir mes sensations. Plus qu’un voile
sur mon palet, aliénant les saveurs d’autres pêchés
« Pseudo icône inaccessible», sainte vierge parmi les monstres. La
faille est que je fume pour me rappeler que même le saint est chaque
jour soumis à se propre destruction. Je reste celle qui n’obtient que le
rôle principal d’héroïnes de mauvais mélodrames.
dimanche 3 mars 2013
vendredi 22 février 2013
Article 10 : Hard Candy
Il ne fallait pas croire en cette fille qui collait son sexe en
alternance avec ses seins contre vous, encore toute habillée dans ce
bar bondé. Elle vous avait murmuré qu'elle avait envie de vous avec
cette voix fluette mais ça ne vous a pas choqué. Qu'elle ne sache pas
si prendre non plus. Qu'elle se contente de rester sur le dos. Alors
que vous aviez vu, caressé, léché et même sucé son corps nu, vous
n'avez pas été choqué un seul instant qu'elle se cache à la lumière de
vos yeux, malgré que vous aviez pensé que cela "est ridicule, qu'elle
n'a plus douze ans". Son corps frêle de pucelle, ses gestes saccadés,
sa façon de demander constamment si elle s'y prenait bien ne vous ont
pas mis la puce à l'oreille. Et bien n'écoutez plus votre bite. Mais
ça, vous ne pouviez savoir. Il fallait écouter votre conscience et
cette petite voix qui vous hurlait de ne pas la toucher et non vos
pulsions de mâle en rut. Ne pensez plus avec votre bite. Mais vous ne
vous étiez jamais méfié des vertus du fond de teint et de l'eye liner
qui font passer une fillette de quatorze ans pour une femme de dix ans
son ainée. Et voilà pourtant que son père vous traite de pédophile,
affirme que dix milles euros sont le prix de la virginité bafouée de
sa fille. Et voilà maintenant ce taulard qui ballade sa main
dans votre pantalon en vous promettant que vous n'aurez pas mal et le
voilà , clamant qu'il n'est pas gay, non, qu'il n'est pas gay, qu'il
vous enfonce son sexe dans l'anus en pensant à sa femme. Mais vous
finirez par ne plus avoir mal, non, ne plus avoir mal. Celle là même
qui ne l'attend plus et qui, à peine les barreaux refermés sur son
tendre époux, baisait déjà avec tous les piliers de comptoirs trop
ivres pour constater que cette femme n'en ai déjà plus une, rongée de
pares et d'autres de rides malgré ses grands airs de salopes et du
maquillage en couches opaques qui simulent un semblant de jeunesse.
Et vous y penserez aussi à la longue, à sa femme, qui vous semblera
plus attirante que les bagnards. Vous penserez à son
caleçon léopard, trop moulant pour mettre en valeur quoi que ce soit,
que vous lui enlèverez rapidement pour ôter de votre vue ces immondes
bourrelets déguisés noyant son corps jadis svelte. Et vous fermerez vos
yeux, avec votre main dessus pour être sûr qu'une curiosité malsaine
ne vous poussera pas à ouvrir les yeux pendant que vous la pénétrez et
vous imaginez un plat tiède et flasque dans lequel vous vous immiscez.
Mais ce n'est que votre main. Et ne croyez pas que vous pourrez
imaginer pareil subterfuge mental quand ce sera un autre cantonnier
qui pensera à sa femme pendant qu'il vous confond avec elle. Mais ne
vous inquiétiez pas, vous finirez par ne plus avoir mal, non, ne plus
avoir mal.
alternance avec ses seins contre vous, encore toute habillée dans ce
bar bondé. Elle vous avait murmuré qu'elle avait envie de vous avec
cette voix fluette mais ça ne vous a pas choqué. Qu'elle ne sache pas
si prendre non plus. Qu'elle se contente de rester sur le dos. Alors
que vous aviez vu, caressé, léché et même sucé son corps nu, vous
n'avez pas été choqué un seul instant qu'elle se cache à la lumière de
vos yeux, malgré que vous aviez pensé que cela "est ridicule, qu'elle
n'a plus douze ans". Son corps frêle de pucelle, ses gestes saccadés,
sa façon de demander constamment si elle s'y prenait bien ne vous ont
pas mis la puce à l'oreille. Et bien n'écoutez plus votre bite. Mais
ça, vous ne pouviez savoir. Il fallait écouter votre conscience et
cette petite voix qui vous hurlait de ne pas la toucher et non vos
pulsions de mâle en rut. Ne pensez plus avec votre bite. Mais vous ne
vous étiez jamais méfié des vertus du fond de teint et de l'eye liner
qui font passer une fillette de quatorze ans pour une femme de dix ans
son ainée. Et voilà pourtant que son père vous traite de pédophile,
affirme que dix milles euros sont le prix de la virginité bafouée de
sa fille. Et voilà maintenant ce taulard qui ballade sa main
dans votre pantalon en vous promettant que vous n'aurez pas mal et le
voilà , clamant qu'il n'est pas gay, non, qu'il n'est pas gay, qu'il
vous enfonce son sexe dans l'anus en pensant à sa femme. Mais vous
finirez par ne plus avoir mal, non, ne plus avoir mal. Celle là même
qui ne l'attend plus et qui, à peine les barreaux refermés sur son
tendre époux, baisait déjà avec tous les piliers de comptoirs trop
ivres pour constater que cette femme n'en ai déjà plus une, rongée de
pares et d'autres de rides malgré ses grands airs de salopes et du
maquillage en couches opaques qui simulent un semblant de jeunesse.
Et vous y penserez aussi à la longue, à sa femme, qui vous semblera
plus attirante que les bagnards. Vous penserez à son
caleçon léopard, trop moulant pour mettre en valeur quoi que ce soit,
que vous lui enlèverez rapidement pour ôter de votre vue ces immondes
bourrelets déguisés noyant son corps jadis svelte. Et vous fermerez vos
yeux, avec votre main dessus pour être sûr qu'une curiosité malsaine
ne vous poussera pas à ouvrir les yeux pendant que vous la pénétrez et
vous imaginez un plat tiède et flasque dans lequel vous vous immiscez.
Mais ce n'est que votre main. Et ne croyez pas que vous pourrez
imaginer pareil subterfuge mental quand ce sera un autre cantonnier
qui pensera à sa femme pendant qu'il vous confond avec elle. Mais ne
vous inquiétiez pas, vous finirez par ne plus avoir mal, non, ne plus
avoir mal.
jeudi 21 février 2013
Article 9 : Silence religieux
C’était la fille sainteté aux doigts immaculés de blanc, qui se penchait sur ses sentiments vides de carcasses d’anges.
Elle s’était dévorée les doigts, mille fois dévorée les doigts sans trop y toucher afin d’éviter qu’on ne la confonde en divine.
Son épanchement sanguin aurait pu la noyer, elle aurait préféré d’ailleurs, plutôt que de s'étouffer, encore, en tournant cette fois la langue dans sa bouche gouffre qui voulait dévorer le monde.
Elle se rêvait en cauchemars sans imaginer qu’on la touche, qu’on puisse pénétrer entre des cuisses écartées comme rentrent dans une église à la profondeur miroir d’écho tous les paumés, les repentis, les prêtres pédophiles, les demandeurs d’asile et tous ceux qui auraient cherché la foi sur son corps bible.
Sur ce dernier était placardé un « défense d’entrer » comme sur les portes condamnées.
Elle n’avait eu Dieu jusque là que pour les démens assagis au regard muet et aux lèvres suturées.
Elle se demanda s’il faisait plus chaud en enfer, de quoi la réchauffer.
Elle déposa alors son cœur de pierre comme première brique d’un édifice sculptural. Ses chairs devinrent paroisse, sa cage thoracique un isoloir dans lequel se repentir de ses déboires.
Elle croyait à la con fesse ion,
et s'offrit Cathédrale
aux premiers trottoirs,
aux premières prières de don de soi.
Elle s’était dévorée les doigts, mille fois dévorée les doigts sans trop y toucher afin d’éviter qu’on ne la confonde en divine.
Son épanchement sanguin aurait pu la noyer, elle aurait préféré d’ailleurs, plutôt que de s'étouffer, encore, en tournant cette fois la langue dans sa bouche gouffre qui voulait dévorer le monde.
Elle se rêvait en cauchemars sans imaginer qu’on la touche, qu’on puisse pénétrer entre des cuisses écartées comme rentrent dans une église à la profondeur miroir d’écho tous les paumés, les repentis, les prêtres pédophiles, les demandeurs d’asile et tous ceux qui auraient cherché la foi sur son corps bible.
Sur ce dernier était placardé un « défense d’entrer » comme sur les portes condamnées.
Elle n’avait eu Dieu jusque là que pour les démens assagis au regard muet et aux lèvres suturées.
Elle se demanda s’il faisait plus chaud en enfer, de quoi la réchauffer.
Elle déposa alors son cœur de pierre comme première brique d’un édifice sculptural. Ses chairs devinrent paroisse, sa cage thoracique un isoloir dans lequel se repentir de ses déboires.
Elle croyait à la con fesse ion,
et s'offrit Cathédrale
aux premiers trottoirs,
aux premières prières de don de soi.
Article 8
Autour de moi, les beautés me font tourner la tête
Si rapidement que je crains m'écrouler
A chaque fois que mes yeux entrenperçoivent
les couleurs chaleureuses, les peintures, les sculptures
et que mon coeur s'amourage des images.
Cerveau enivré,
Oeillades bousculées.
Plus rien en mon corps ne pourrait palpiter d'avantage.
Et je sens bien que je pourrais en crever.
A chacun de mes voyages,
les vertiges dorés épuisent ma vie.
Je sens que je vais tomber,
Au carrefour de cette folie gracieuse,
dans l'intemporalité dont nous faisons état,
Là où il n'y a ni homme ni animal,
Là où la beauté n'a ni bras, ni jambe, ni corps
seulement des yeux.
Là où il ne restera seulement
que les esclaves de cette symphonie
de sirènes peintes en sourdine,
qui nous piétineront le coeur,
bouleverseront nos artères
et nous soumettront à les aimer sans vergogne.
Autour de nous, l'enfer des chimères aux poisons rétiniens...
Et quelle belle mort se dessine alors.
Rien ne sert de vivre sans euphorie.
Tout me clair-obscure les idées.
Si rapidement que je crains m'écrouler
A chaque fois que mes yeux entrenperçoivent
les couleurs chaleureuses, les peintures, les sculptures
et que mon coeur s'amourage des images.
Cerveau enivré,
Oeillades bousculées.
Plus rien en mon corps ne pourrait palpiter d'avantage.
Et je sens bien que je pourrais en crever.
A chacun de mes voyages,
les vertiges dorés épuisent ma vie.
Je sens que je vais tomber,
Au carrefour de cette folie gracieuse,
dans l'intemporalité dont nous faisons état,
Là où il n'y a ni homme ni animal,
Là où la beauté n'a ni bras, ni jambe, ni corps
seulement des yeux.
Là où il ne restera seulement
que les esclaves de cette symphonie
de sirènes peintes en sourdine,
qui nous piétineront le coeur,
bouleverseront nos artères
et nous soumettront à les aimer sans vergogne.
Autour de nous, l'enfer des chimères aux poisons rétiniens...
Et quelle belle mort se dessine alors.
Rien ne sert de vivre sans euphorie.
Tout me clair-obscure les idées.
Article 6 : Si, Si, Si, mes mains sont tombées
à Sal
Errer dans un corps.
Y défier les tumeurs.
Un ricanement dans les artères.
Au milieu des sentiments, des souvenirs, des amants exténués,
Je mélange
Tout
Cinq femmes alignées .
Objets de désirs.
Et chaque jour cette caresse qui manque à leur coeur.
Je ris doucement de toi.
Au commencement de l'histoire,
Je mélange
Tout
Admettre qu’on vit une amourette insignifiante.
A peine exhaltante.
Nos confrontations ne sont pas assez violentes !
Pas assez de cette saine hostilité.
Assez de ces gémissements !
Dans la continuité de ton corps,
Je mélange
Tout
Devant un miroir, mon regard parle enfin le même langage que sous ton poids.
Ecrase-moi.
Je ris doucement de toi.
Hier, c’était peut-être tes gestes saccadés.
Aujourd’hui, probablement nos lèvres suturées.
Demain sans doute aucun écoulement de sperme à l’entre-jambe.
Sur tes chairs bondées,
Je mélange
Tout
Errer dans ton coeur.
Y chasser tes souvenirs comme on chasse le fauve.
Les tuer !
Ris-je encore doucement de toi ?
Les écraser chaque fois qu’ils tentent de se jeter du haut de ma mémoire
Ris je ?
Baiser une dernière fois.
Ris-je ?
Dans l'émotion,
Je mélange
Tout
Errer dans un corps.
Y défier les tumeurs.
Un ricanement dans les artères.
Au milieu des sentiments, des souvenirs, des amants exténués,
Je mélange
Tout
Cinq femmes alignées .
Objets de désirs.
Et chaque jour cette caresse qui manque à leur coeur.
Je ris doucement de toi.
Au commencement de l'histoire,
Je mélange
Tout
Admettre qu’on vit une amourette insignifiante.
A peine exhaltante.
Nos confrontations ne sont pas assez violentes !
Pas assez de cette saine hostilité.
Assez de ces gémissements !
Dans la continuité de ton corps,
Je mélange
Tout
Devant un miroir, mon regard parle enfin le même langage que sous ton poids.
Ecrase-moi.
Je ris doucement de toi.
Hier, c’était peut-être tes gestes saccadés.
Aujourd’hui, probablement nos lèvres suturées.
Demain sans doute aucun écoulement de sperme à l’entre-jambe.
Sur tes chairs bondées,
Je mélange
Tout
Errer dans ton coeur.
Y chasser tes souvenirs comme on chasse le fauve.
Les tuer !
Ris-je encore doucement de toi ?
Les écraser chaque fois qu’ils tentent de se jeter du haut de ma mémoire
Ris je ?
Baiser une dernière fois.
Ris-je ?
Dans l'émotion,
Je mélange
Tout
Article 7 : Memento
j'ai bien peur d'en arriver à la conclusion suivante: mes souvenirs s'évaporent. Bien plus rapidement avant qu'ils n'aient le temps de s'incruster en moi. Résonnent en moi les interrogations de l'espace et du temps. "Connais-je ce lieu?" ; "Suis -je déjà venue ici?" "Ai-je déjà vu ce visage?" ; Pis, "M'en souviendrais-je encore?"
Alors je cligne des yeux très fort, plus fort chaque jour, afin imprégner dans mes rétines les images qui parcourent ma vue.
Je deviens terrifiée, sur le moment et répète les courbes que je perçois. Je repasse en boucles constantes les scènes de vie, les séquences de mots qui résonnent et que je voudrais immuables. Je n'ai même pas le plaisir de découvrir, voire de redécouvrir, car tout est devenu l'ombre d'une angoisse latente : Tout se gâche: "Connais-je ce lieu?" "Suis -je déjà venue ici?" "Ai-je déja vu ce visage?" ; Pis, "M'en souviendrais-je, une fois sortie de la ronde de l'instant présent? ".
Même mes souvenirs acquis ne sont qu'illusions ; d'abord la couleur d'un t shirt qui varie, puis la position d'une main, ensuite une posture. Et les mots, tous ces mots qui ne s'impriment pas, ne s'impriment plus, s'évadent de mon cerveau, coulent entre mes doigts pour s'étaler avant qu'il ne soit trop tard sur un bout de papier. J'aimerais figer le temps, je cours sans cesse après ma mémoire.
Et le pire, c'est que je n'en suis pas certaine. Je ne m'en souviens pas. J'extrapôle, j'innonde de mes peurs un peu tout ce qui se tient en moi.
Et ce visage qui devient si fade, que je n'arrive pas à garder intact ainsi que tout ce que nous avons vécu ensemble... Et son sourire, garder son sourire ancré dans ma tête. Mais il n'y a déjà plus rien.
Même son odeur, je ne m'en souviens plus vraiment. Son parfum, je l'ai noté quelque part, mais dénué de tout mélange, il n'éveille plus rien en moi. Qu'un vide, un creux béant que plus rien ne comble.
Plus grand chose.
Je perds tout.
Il me reste quoi alors?
Qu'une brève impression corporelle, comme un spectre de lumière sur une pellicule à découvert.
Vais-je subir les dérives du temps encore longtemps? Il m'inclut dans ses déboires.
Comment voudriez-vous que je sache qui je suis et que je m'expose crue à vos yeux, alors que je ne suis pas grand chose puisque j'ai tout oublié et qu'à chaque instant je m'oublie un peu plus?
Alors je cligne des yeux très fort, plus fort chaque jour, afin imprégner dans mes rétines les images qui parcourent ma vue.
Je deviens terrifiée, sur le moment et répète les courbes que je perçois. Je repasse en boucles constantes les scènes de vie, les séquences de mots qui résonnent et que je voudrais immuables. Je n'ai même pas le plaisir de découvrir, voire de redécouvrir, car tout est devenu l'ombre d'une angoisse latente : Tout se gâche: "Connais-je ce lieu?" "Suis -je déjà venue ici?" "Ai-je déja vu ce visage?" ; Pis, "M'en souviendrais-je, une fois sortie de la ronde de l'instant présent? ".
Même mes souvenirs acquis ne sont qu'illusions ; d'abord la couleur d'un t shirt qui varie, puis la position d'une main, ensuite une posture. Et les mots, tous ces mots qui ne s'impriment pas, ne s'impriment plus, s'évadent de mon cerveau, coulent entre mes doigts pour s'étaler avant qu'il ne soit trop tard sur un bout de papier. J'aimerais figer le temps, je cours sans cesse après ma mémoire.
Et le pire, c'est que je n'en suis pas certaine. Je ne m'en souviens pas. J'extrapôle, j'innonde de mes peurs un peu tout ce qui se tient en moi.
Et ce visage qui devient si fade, que je n'arrive pas à garder intact ainsi que tout ce que nous avons vécu ensemble... Et son sourire, garder son sourire ancré dans ma tête. Mais il n'y a déjà plus rien.
Même son odeur, je ne m'en souviens plus vraiment. Son parfum, je l'ai noté quelque part, mais dénué de tout mélange, il n'éveille plus rien en moi. Qu'un vide, un creux béant que plus rien ne comble.
Plus grand chose.
Je perds tout.
Il me reste quoi alors?
Qu'une brève impression corporelle, comme un spectre de lumière sur une pellicule à découvert.
Vais-je subir les dérives du temps encore longtemps? Il m'inclut dans ses déboires.
Comment voudriez-vous que je sache qui je suis et que je m'expose crue à vos yeux, alors que je ne suis pas grand chose puisque j'ai tout oublié et qu'à chaque instant je m'oublie un peu plus?
Article 5 : Passeur de rêves
Je suis absente, de ta vie, de ta haine, de tes peurs mais surtout de ce trou béant que personne ne pourra combler. Alors je veux être là pour empêcher que ton vide se répande sur ce qui te reste de vie et te faire sourire comme je sais que j'ai pu le faire dans un de nos moments d'égarement. Et j'ai aimé, ton sourire carnassier, ta douleur assumée comme tant de choses. Tu es un enfant, dans un monde que tu rejettes et qui ne t'aime pas, penses-tu, mais moi qui fais partie de la ronde; je t'aime. Parce que ton silence est précieux et me heurte, me brûle, me ronge parfois dans l'impuissance dont je fais état. Mon passeur de rêves aux cauchemars, tu me fais comprendre tant de choses et par ton regard tellement lucide, je comprends que je grandis par choix, par envie mais que je ne subis rien. Les difficultés sont là et j'en ferais abstraction aussi longtemps que tu me diras qu'elles seront toujours pour m'enfoncer plus bas que la merde que j'aspire. La douleur, c'est celle de savoir que personne ne sera heureux jamais, sinon la terre aurait fait en sorte que je suis sois plus mature et toi plus naïf sur une échelle de temps beaucoup plus infime. Personne n'a ou n'aura vocation à être dans une situation différente du désespoir qui nous incombe. Tu me nargues et je te nargue, à être notre solution pour un bonheur ultime mais rien n'existe. Le néant est notre père et nous sommes son absence. Aussi longtemps que mes doigts auront le courage d'assumer cette distance, je tiendrais et je serais là, avec ce silence qui te ronge et t'abîme, salvateur parfois à ton écoute, à ton regard, à tes écrits.
Passeur, tu es ma muse, inscrit dans chaque fibre de mon être. Tu es toujours là, dans ma tête dans ces chansons dont je tairais les titres, dans une voix un peu trop grave, dans l'innocence perdue. Tu es la beauté de ce monde puisque tu es là, si ce n'est devant moi en puissance et en chair, au moins dans les traits que je crée et te dessine. Tu entres, dans la passion de mon écriture, tu es, dans la rage que je vomis par mes mots acides. Et si je te parais mature c'est parce que tu es ma maturité, mon vocabulaire d'écorchée, mon mentor, mon maître à penser. Si tu n'existes plus c'est pour mieux renaître dans les yeux d'une sale gosse trop fière pour admettre qu'elle a encore des rêves de grandeur suffisants pour deux. Je suis une enfant oubliée dont tu as fait comprendre l'importance puisque lorsqu'un de nous deux fermera les yeux, le monde forcément arrêtera de tourner. Je t'en fais la promesse, même si tu n'as foi en rien, que dans tes moindre victoires je serais là et que tes blessures ne se dé cicatriseront jamais. Si j'ouvre tes souffrance, j'ose croire que c'est pour mieux réparer le mal qu'ils ont pu te faire.
L'amour n'existe pas, te clamais-je à tue-tête mais les soirs où je me sens vivre c'est parce qu'à ton tour tu me criais le contraire, que c'est la seule chose qui mérite d'exister.
Je ne comprendrais jamais comment j'ai pu attirer l'attention d'une entité telle que la tienne et pourquoi j'ai accepté ta présence alors que je bousille tout ce que je touche. Peut-être parce que pour une fois, je me donnais droit à avoir en ma possession la plus belle des choses. A moi seule, et avide d'exclusivité je me sais heureuse d'exister à tes yeux, puisque rien n'existe dis-tu, surtout pas l'humanité.
(24 février 2008)
Article 4 : Photo cornée et chair en papier
Je voudrais danser sur ton cœur,
Etre embarquée sur un rythme apaisant,
Me promener à l'orée de tes bois de cerf majestueux.
Tes cornes organiques jaillissant de ton crâne,
Ornent ta tête trompée.
Elle t'a fait perdre la tête sur les épaules,
Et toi, tu ne vois rien ;
Ah si elles n'étaient qu'une,
Dans ton dos te trahir,
Des épines
à la place des mains salutaires.
Tout est corps transparent,
Vivant dans les yeux de toutes celles que tu transportes,
Dans ton cœur cartable.
Sous ton imperméable à tes larmes.
Elles se veulent nymphes,
Dansent autours de toi,
Voudraient t'aspirer
Dans un néant
Que tu connais trop bien.
Mais à chaque fois que tu te laisses aller,
C'est que tu fermes les yeux
En t'imaginant trompé sur la marchandise.
Tu ne feras jamais le surpris,
A la lueur de tes désillusions amoureuses,
Puisqu'elles ne lui ressemblent pas.
... Mais habitées néanmoins
Par la même peur d'immobilité,
... Se heurter à t'en blesser,
Pour mieux fusionner,
t'imprégner...
Encorps...
Le même cinéma et
Le plastique de ses bras
Qui se collent contre toi.
Elle brisera le verre de tes os.
Elle était de chair immuable,
Dans tes souvenirs insolents,
Puisque tu sens encorps
L'empreinte de son absence
Contre tes côtes saillantes.
Comme essayer de trouver chaussure à ton pied
Dans un bordel de pute à pipe,
Où ton corps s'use à palper
Celui qui l'emboîterait à merveille.
Mais de souvenirs en illusions de papier,
De peau fluide à plastifiée;
D'image sous tes doigts,
Ne reste plus qu'un corps
Photographié.
Etre embarquée sur un rythme apaisant,
Me promener à l'orée de tes bois de cerf majestueux.
Tes cornes organiques jaillissant de ton crâne,
Ornent ta tête trompée.
Elle t'a fait perdre la tête sur les épaules,
Et toi, tu ne vois rien ;
Ah si elles n'étaient qu'une,
Dans ton dos te trahir,
Des épines
à la place des mains salutaires.
Tout est corps transparent,
Vivant dans les yeux de toutes celles que tu transportes,
Dans ton cœur cartable.
Sous ton imperméable à tes larmes.
Elles se veulent nymphes,
Dansent autours de toi,
Voudraient t'aspirer
Dans un néant
Que tu connais trop bien.
Mais à chaque fois que tu te laisses aller,
C'est que tu fermes les yeux
En t'imaginant trompé sur la marchandise.
Tu ne feras jamais le surpris,
A la lueur de tes désillusions amoureuses,
Puisqu'elles ne lui ressemblent pas.
... Mais habitées néanmoins
Par la même peur d'immobilité,
... Se heurter à t'en blesser,
Pour mieux fusionner,
t'imprégner...
Encorps...
Le même cinéma et
Le plastique de ses bras
Qui se collent contre toi.
Elle brisera le verre de tes os.
Elle était de chair immuable,
Dans tes souvenirs insolents,
Puisque tu sens encorps
L'empreinte de son absence
Contre tes côtes saillantes.
Comme essayer de trouver chaussure à ton pied
Dans un bordel de pute à pipe,
Où ton corps s'use à palper
Celui qui l'emboîterait à merveille.
Mais de souvenirs en illusions de papier,
De peau fluide à plastifiée;
D'image sous tes doigts,
Ne reste plus qu'un corps
Photographié.
Article 3 : Aquarelles corporelles
Quand la tête est innondée
Des peintures acrylyriques
D'insatiables appétits organiques
Quand les têtes s'effondreront
Comme les toits de cathédrales désertées
Sur les faibles corps en jachère
Que restera-t-il de nos tumeurs
D'enfant, des cibles gribouillées
Sur nos coeurs oppressés
Et du trouble qui nous ronge?
A renaître en corps
A corps
Dans l'inconstance des états seconds
Nous disparaîtrons
Mutés corps à âmes
Des chimères de papiers
imprimés
En aquarelles corporelles
Des peintures acrylyriques
D'insatiables appétits organiques
Quand les têtes s'effondreront
Comme les toits de cathédrales désertées
Sur les faibles corps en jachère
Que restera-t-il de nos tumeurs
D'enfant, des cibles gribouillées
Sur nos coeurs oppressés
Et du trouble qui nous ronge?
A renaître en corps
A corps
Dans l'inconstance des états seconds
Nous disparaîtrons
Mutés corps à âmes
Des chimères de papiers
imprimés
En aquarelles corporelles
Article 1: Walking dead girl
Je vous avais prévenus que tout cela n'était qu'une arnaque et que d'une certaine manière, même si j'ai joué de vous, j'ai surtout joué de moi et de mon aptitude à ne plus être.
Aujourd'hui, atteignant ce que l'on appelle couramment 'le point de non retour", je me hisse à nouveau parmi les bloggeurs cette fois seule ; il aura fallu du temps pour oublier le passeur et digérer que je puisse continuer à écrire sans muse. Soyez donc prévenus que cette fois, seule face à moi même, je ne vous garantis pas grand chose. Mes nuits n'en sont pas, Hypnos n'a pas daigné revenir vers moi et mes éjaculations littéraires ont un goût rance dorénavant. Cependant, j'estime qu'à l'heure actuelle, il ne pourra rien y avoir de pire.
Je reprends cette chose que j'appelais 'résultat d'une biopsie crânienne ratée", avec un nouveau nom pour me donner l'illusion d'une verve nouvelle. Et puis, après tout, il parait qu'on ne construit rien de sain sur un ancien cimetière indien. Alors soit, nous voici ici.
Otnemem, pour me souvenir, il y aura donc un arrière goût de déjà vu ambiant, de quoi conjurer quelque fantôme mal dissolu.
pour le choix de l'URL, il faudrait demander à mes doigts d'écrire à l'endroit.
Parce que l'obsession est aujourd'hui à son paroxysme, il n'y aura donc rien de neuf sous le soleil.
Victor est toujours présent dans ma vie, participera peut être à ce blog, il ne le sait pas encore, Le passeur de rêve a déserté, rien ne sera plus pareil.
Pour les 'nouveaux lecteurs" (je n'ai pourtant jamais eu l'impression qu'il y ait eu quelconque lecteur de mes blogs) voici un court (et c'est rare chez moi) résumé de la tournure que prendra ce blog :
On s'attend forcément à des débuts explosifs; ce ne serait sans compter sur la paresse et le syndrome de la page blanche qui, inévitablement, seront le frein à mon ascension vers le génie.
Tout porte à croire que tout début n'a vocation qu'à être oublié, alors oubliez-moi.
Je ne suis pas de celles qui ont des choses importantes à dire ou à vous faire découvrir. Il n'y a que mon étrange impudeur qui me force à m'exposer et à me retrouver là. Et j'y étais déjà, ailleurs me semble-t-il, à croire que dans mon inconstance j'ai choisi d'être partout à la fois, mais peut-être est-ce, cette fois, dans l'espoir du renouveau imaginatif tant attendu. Soit, mais soyez prévenus : Il n'y a pas de secret d'Etat, pas d'histoire, pas d'action non plus. Etre ici à défaut d'ailleurs.
Dites vous simplement que ma banalité n'a d'égal que la connerie qui vous anime.
Aujourd'hui, atteignant ce que l'on appelle couramment 'le point de non retour", je me hisse à nouveau parmi les bloggeurs cette fois seule ; il aura fallu du temps pour oublier le passeur et digérer que je puisse continuer à écrire sans muse. Soyez donc prévenus que cette fois, seule face à moi même, je ne vous garantis pas grand chose. Mes nuits n'en sont pas, Hypnos n'a pas daigné revenir vers moi et mes éjaculations littéraires ont un goût rance dorénavant. Cependant, j'estime qu'à l'heure actuelle, il ne pourra rien y avoir de pire.
Je reprends cette chose que j'appelais 'résultat d'une biopsie crânienne ratée", avec un nouveau nom pour me donner l'illusion d'une verve nouvelle. Et puis, après tout, il parait qu'on ne construit rien de sain sur un ancien cimetière indien. Alors soit, nous voici ici.
Otnemem, pour me souvenir, il y aura donc un arrière goût de déjà vu ambiant, de quoi conjurer quelque fantôme mal dissolu.
pour le choix de l'URL, il faudrait demander à mes doigts d'écrire à l'endroit.
Parce que l'obsession est aujourd'hui à son paroxysme, il n'y aura donc rien de neuf sous le soleil.
Victor est toujours présent dans ma vie, participera peut être à ce blog, il ne le sait pas encore, Le passeur de rêve a déserté, rien ne sera plus pareil.
Pour les 'nouveaux lecteurs" (je n'ai pourtant jamais eu l'impression qu'il y ait eu quelconque lecteur de mes blogs) voici un court (et c'est rare chez moi) résumé de la tournure que prendra ce blog :
On s'attend forcément à des débuts explosifs; ce ne serait sans compter sur la paresse et le syndrome de la page blanche qui, inévitablement, seront le frein à mon ascension vers le génie.
Tout porte à croire que tout début n'a vocation qu'à être oublié, alors oubliez-moi.
Je ne suis pas de celles qui ont des choses importantes à dire ou à vous faire découvrir. Il n'y a que mon étrange impudeur qui me force à m'exposer et à me retrouver là. Et j'y étais déjà, ailleurs me semble-t-il, à croire que dans mon inconstance j'ai choisi d'être partout à la fois, mais peut-être est-ce, cette fois, dans l'espoir du renouveau imaginatif tant attendu. Soit, mais soyez prévenus : Il n'y a pas de secret d'Etat, pas d'histoire, pas d'action non plus. Etre ici à défaut d'ailleurs.
Dites vous simplement que ma banalité n'a d'égal que la connerie qui vous anime.
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