jeudi 21 février 2013

Article 8

Autour de moi, les beautés me font tourner la tête
Si rapidement que je crains m'écrouler
A chaque fois que mes yeux entrenperçoivent
les couleurs chaleureuses, les peintures, les sculptures
et que mon coeur s'amourage des images.

Cerveau enivré,
Oeillades bousculées.
Plus rien en mon corps ne pourrait palpiter d'avantage.
Et je sens bien que je pourrais en crever.

A chacun de mes voyages,
les vertiges dorés épuisent ma vie.

Je sens que je vais tomber,
Au carrefour de cette folie gracieuse,
dans l'intemporalité dont nous faisons état,
Là où il n'y a ni homme ni animal,
Là où la beauté n'a ni bras, ni jambe, ni corps
seulement des yeux.

Là où il ne restera seulement
que les esclaves de cette symphonie
de sirènes peintes en sourdine,
qui nous piétineront le coeur,
bouleverseront nos artères
et nous soumettront à les aimer sans vergogne.

Autour de nous, l'enfer des chimères aux poisons rétiniens...
Et quelle belle mort se dessine alors.
Rien ne sert de vivre sans euphorie.
Tout me clair-obscure les idées.

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