jeudi 21 février 2013

Article 4 : Photo cornée et chair en papier

Je voudrais danser sur ton cœur,
Etre embarquée sur un rythme apaisant,
Me promener à l'orée de tes bois de cerf majestueux.

Tes cornes organiques jaillissant de ton crâne,
Ornent ta tête trompée.
Elle t'a fait perdre la tête sur les épaules,
Et toi, tu ne vois rien ;

Ah si elles n'étaient qu'une,
Dans ton dos te trahir,
Des épines
à la place des mains salutaires.

Tout est corps transparent,
Vivant dans les yeux de toutes celles que tu transportes,
Dans ton cœur cartable.
Sous ton imperméable à tes larmes.

Elles se veulent nymphes,
Dansent autours de toi,
Voudraient t'aspirer
Dans un néant
Que tu connais trop bien.

Mais à chaque fois que tu te laisses aller,
C'est que tu fermes les yeux
En t'imaginant trompé sur la marchandise.
Tu ne feras jamais le surpris,
A la lueur de tes désillusions amoureuses,
Puisqu'elles ne lui ressemblent pas.

... Mais habitées néanmoins
Par la même peur d'immobilité,
... Se heurter à t'en blesser,
Pour mieux fusionner,
t'imprégner...

Encorps...
Le même cinéma et
Le plastique de ses bras
Qui se collent contre toi.

Elle brisera le verre de tes os.

Elle était de chair immuable,
Dans tes souvenirs insolents,
Puisque tu sens encorps
L'empreinte de son absence
Contre tes côtes saillantes.

Comme essayer de trouver chaussure à ton pied
Dans un bordel de pute à pipe,
Où ton corps s'use à palper
Celui qui l'emboîterait à merveille.

Mais de souvenirs en illusions de papier,
De peau fluide à plastifiée;

D'image sous tes doigts,
Ne reste plus qu'un corps
Photographié.

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